Prouvé scientifiquement : notre cerveau préfère le bois

Quelle influence l’utilisation du bois dans l’aménagement intérieur a-t-elle sur notre bien-être ? Telle était la question à l’origine d’une étude scientifique menée par le Prof. Dr Steven Laureys, en collaboration avec le Dr Steven Scholte de l’institut de recherche en neurosciences Neurensics. Cette étude a vu le jour après une prise de contact avec la fédération sectorielle Fedustria.
Le résultat de l’étude confirme ce que beaucoup ressentent intuitivement : un environnement riche en bois nous fait du bien. Le bois favorise un engagement nettement plus important et suscite des sentiments positifs. En même temps, il atténue les émotions négatives telles que le stress, l’anxiété et l’aversion. Alors que le béton ou les éléments en plastique sont souvent perçus comme désagréables, le bois procure une sensation de chaleur et de confort.
Recherche IRMf
La recherche scientifique a été menée à partir de scanners cérébraux de 24 personnes (belges), via une recherche IRMf (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle). Elle a permis d’étudier la manière dont notre cerveau réagit à différents intérieurs aménagés avec des matériaux différents. Chacun des sujets a subi divers tests.
Les résultats combinés ont montré l’activation de deux réseaux neuronaux spécifiques. D’une part, le réseau lié à la créativité et, d’autre part, le réseau impliqué dans l’attention et la capacité à résoudre des problèmes. Il est ainsi apparu clairement qu’un intérieur en bois a des effets positifs sur le fonctionnement humain.
Les différents environnements de vie
Il a été constaté que la présence importante de bois dans notre environnement de vie et de travail favorise la résolution de problèmes, en particulier dans les situations émotionnelles et interpersonnelles. Elle crée ainsi une atmosphère où les problèmes sont plus faciles à discuter, où les compromis sont plus rapides à trouver et où les individus se sentent plus souvent en sécurité et soutenus. La présence importante de bois dans un bureau stimule également la créativité. Dans les salles de classe, il peut créer un sentiment de familiarité. Dans les hôpitaux, le bois peut réduire le stress et renforcer le sentiment d’appartenance.
Par rapport au béton, les chercheurs notent que ce matériau contribue également à l’engagement, mais qu’il suscite plus souvent que le bois des associations négatives. Le plastique, en revanche, provoque clairement des émotions négatives et est perçu comme le moins agréable.
« Cette étude neuroscientifique le confirme : l’utilisation du bois dans l’aménagement intérieur est très appréciée, que ce soit à la maison ou au bureau », commente Karla Basselier, PDG de Fedustria, la fédération belge de l’industrie textile, du bois et du meuble. « De plus, il a un effet bénéfique sur notre bien-être. Le bois aide à réduire le stress et les sentiments négatifs et renforce le sentiment d’appartenance. Cela signifie qu’il existe encore un énorme potentiel pour l’utilisation du bois dans différents environnements, y compris dans des lieux moins évidents tels que les écoles ou les hôpitaux. »
« Notre cerveau aime le bois. Le bois est également une matière première naturelle, étroitement liée depuis toujours à l’homme et à notre évolution historique », ajoute le Prof. Dr Steven Laureys. « D’un point de vue neuroscientifique, le bois offre un grand potentiel en matière d’habitat biophilique, où l’intégration d’éléments naturels dans l’intérieur contribue à un plus grand bien-être. Je vois un énorme potentiel dans la neuro-architecture, où psychologues, neuroscientifiques et architectes (d’intérieur) collaborent pour créer des environnements qui ont une influence positive sur l’être humain. »

