Les prévisions conjoncturelles pour 2025 dans les secteurs du bois, de l’ameublement et du textile dressent un tableau contrasté

Fedustria, la fédération belge de l’industrie textile, du bois et de l’ameublement, a publié ses chiffres conjoncturels pour 2025 concernant ces secteurs. Ceux-ci dressent un tableau contrasté, mais un constat ressort clairement : le textile technique est de loin le principal moteur de croissance.

Bois : légère croissance du chiffre d’affaires

Dans le secteur du bois, Fedustria constate une reprise prudente. Après une forte baisse du chiffre d’affaires de 12,3 % en 2023, l’industrie belge de transformation du bois s’est redressée en 2024 avec une croissance de 3,4 %. En 2025, cette reprise s’est poursuivie prudemment avec une légère hausse du chiffre d’affaires de 1,5 %.

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Cette croissance a été principalement portée par le secteur de l’emballage — notamment les palettes — et les autres activités de transformation du bois, où le chiffre d’affaires a augmenté respectivement de 4,3 % et 3,4 %. Dans les autres segments, la situation est restée plus modérée : les éléments de construction ont progressé de +1,5 % et les panneaux de +0,5 % par rapport à 2024. Malgré la croissance du chiffre d’affaires, le volume de production a toutefois continué de reculer, avec une baisse de 2,1 % par rapport à 2024.

Meubles : la tendance à la baisse se poursuit

Le chiffre d’affaires de l’industrie belge du meuble continue de baisser et affiche en 2025 une tendance à la baisse pour la troisième année consécutive. En 2025, le chiffre d’affaires a reculé de 3,9 %. Ce recul a surtout été ressenti dans les secteurs des matelas et sommiers (-15,9 %) ainsi que du mobilier de bureau et de magasin (-6,2 %). Dans le secteur du mobilier d’intérieur, la baisse du chiffre d’affaires s’est limitée à -1,7 % et le chiffre d’affaires du mobilier de cuisine est resté relativement stable avec +0,2 %. Le volume de production dans l’industrie du meuble a également baissé de 2,4 % en 2025.

Textile : les textiles techniques en tête

L’industrie textile belge a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 4,9 milliards d’euros, soit une baisse de 2,7 % par rapport à 2024. Tous les groupes de produits ont reculé, à l’exception des textiles techniques (Photo ci-dessus : Messe Frankfurt, Jean-Luc Valentin) qui ont affiché une nette croissance (+9,7 %).

Le chiffre d’affaires des fibres synthétiques et artificielles et des fils continus a été durement touché, avec une baisse de 35,4 %. Les tissus tissés et tricotés ont reculé de 8 %. Le recul des fils (-2,1 %), de la finition (-3,9 %), des tapis (-4,2 %) et des tissus tricotés (-3,8 %) est resté relativement modéré. La tendance générale indique une pression sur les segments textiles classiques, tandis que les textiles techniques se distinguent positivement. Le volume de production a baissé de 2,9 % en 2025 par rapport à 2024 et est ainsi inférieur de 25 % à celui de 2021.

« Nous observons une situation contrastée », réagit Karla Basselier, PDG de Fedustria : « Les textiles techniques continuent de croître fortement et représentent désormais près de la moitié du chiffre d’affaires, grâce à leur caractère innovant et de haute technologie. Là où les choses sont plus difficiles, les coûts énergétiques élevés et les coûts salariaux structurellement élevés jouent un rôle déterminant. Fedustria représente 1 500 entreprises, principalement des PME fortement orientées vers l’exportation. C’est précisément là que notre handicap concurrentiel risque de s’aggraver. »

« La mise en œuvre de la norme énergétique se fait attendre et les coûts salariaux élevés ne sont pas suffisamment traités de manière structurelle. Les intentions sont bonnes, mais pour nos entreprises, les choses avancent aujourd’hui trop lentement. »

Assemblée générale

Les chiffres de la conjoncture seront également abordés lors de l’Assemblée générale qui se tiendra le mercredi 27 mai à Bruxelles (bâtiment BNP Paribas Fortis, rue Horta 5). Le conférencier de cette année est le président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui répondra aux questions des entrepreneurs.